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Lundi, 21 Septembre 2009 23:09

L'impossible pari du TIS (Football, Foot Entreprise, Corpo, Ligue, PH, DH, La Roseraie, Toulouse, Midi-Pyrénées, THAV, TAS, Alcatel, Thales)

Pourtant seulement troisième de sa poule de PH, derrière une intouchable réserve des Toulouse Municipaux et l'IFB la Roseraie, c'est sur proposition de la Ligue Midi-Pyrénées que le Thales Inter Sport du président Paul Bossard s'est vu accorder la montée en Division Honneur de football Entreprise. Un accès en élite régional cependant mûrement réfléchi, puis collégialement accepté par les joueurs et l'encadrement du club.

"Nous sommes quelques uns à avoir connu la saison galère d'une descente de DH en PH il y a quelques années", confiait au micro le coach Sébastien Schneider, "et je ne cache pas les inquiétudes et réticences des quelques anciens à accepter la montée. A l'époque, l'édifice s'était autant ébranlé par manque de solidarité dans les vestiaires, où une petite partie de l'effectif à trop vite lâché, que par décision de la mairie de Toulouse de nous enlever notre terrain d'entrainement, le petit stade de la Saudrune, occupé par les féminines de Saint-Simon. Si nos dernières saisons en PH ont été correctes, avec l'apport de quelques intémiraires de Thalesalenia venus prendre une licence chez nous, l'écart entre les deux divisions reste cependant énorme..."

Mais si la saison s'avère longue, c'est contre l'un des trois autres promus du groupe, l'IFB La Roseraie, que les "salariés" du groupe Thales auront ouvert leur capital point. Une victoire clin d'oeil face au rival à la montée de l'an dernier, finalement co-pensionnaire de la poule. Un adversaire que le TIS avait rencontré 3 fois en championnat l'an passé, avec des fortunes diverses. "Le terme contencieux est largement trop fort, même s'il existe une saine rivalité entre nos deux clubs", continue l'entraineur du TIS. "L'an dernier, nos deux clubs ont fait la saison au coude à coude. Après un nul à l'aller chez nous, le match retour s'est joué dans des circonstances délicates et ridicules de deux matchs en trois jours.  Et nous pensions l'avoir gagné sur le terrain, en marquant dans la dernière minute. Malheureusement, la minuterie de l'éclairage municipal en aura décidé autrement, en s'éteignant 30 secondes avant le coup de sifflet final. Le match aura donc été rejoué, et nous sommes tombés dans la belle sur un très bon Anthony Bancarel, auteur d'un triplé ce jour là, et une équipe de la Roseraie bien meilleure que nous ce match là. Point."

Ainsi battu à la régulière lors de cette troisième rencontre, c'est aussi à la régulière que le TIS aura pris sa temporaire revanche, jeudi dernier. "Je voulais un climat apaisé, car nous n'avions de toute façon aucun intéret à durcir le jeu. A notre niveau, plus proche du foot loisir que de la réelle compétition, tout autre attitude est d'ailleurs à bannir. Footballistiquement, tactiquement, la Roseraie est meilleure que nous, et compte avec les Audard, Lacroux, Taylor ou Borg parmi ce qu'il se faisait de mieux au niveau régional civil il y a quelques années de cela. Maintenant, je savais qu'avec nos gamins, nous irions un peu plus vite qu'eux en contre et devant... mais encore fallait il avoir les opportunités de contrer...". Et après un premier but inscrit dans une très équiibrée première période, le TIS doublait effectivement la marque en contre, sur une légère faute de main du portier adverse.

"Le match bascule sur peu, et après une première période équilibrée, nous avons vraiment souffert en début de second acte. Peut-être aurions nous pu tuer le match sur quelques actions mal négociées dans la dernière passe, le dernier geste, ou notre frappe sur la barre, mais l'adversaire aurait tout aussi bien pu revenir au score."

Maintenant, le chemin reste encore long, tourmenté et pentu pour décrocher le maintien dans un championnat nettement clivé en deux, entre les "gros", et les autres. "Sans terrain d'entrainement, sans véritable structure, nous ne pourrons de toute façon pas rivaliser", admettait enfin Sébastien Schneider. "Et je lance d'ailleurs un appel réel à toutes les Municipalités, toutes les mairies, et tous les clubs de l'agglomération toulousaine pour le prêt d'un terrain, pour une simple séance hebdomadaire planfiée le lundi soir. Les Vignerons, les Municipaux, Elecco et le TOAC sont nettement au-dessus. Nous, comme la Roseraie, jouons un second championnat, en essayant de limiter la casse. La Roseraie s'en sortira, car je le répète, reste techniquement bien au-dessus. Mon seul souhait est que nous ne lâchions rien, et restions solidaires quoi qu'il arrive. Nous sommes un gros noyau de potes, sans prise de tête, ni prétention. L'avenir, le sérieux, l'assiduité de ce noyau là, et de chacun dans les coups durs nous diront si le maintien est jouable ou non. Notre état d'esprit du moment me semble le bon, reste à le conserver..."

Propos recueillis par Sandrine Goncalves
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