People
Mardi, 13 Septembre 2011 06:56

Sébastien Zanato: "Le futsal devra arriver au professionnalisme" (D1, Bruguières, Radio Occitanie)

seb zanato 120911 300x300Amateur de sport avant tout, journalistique radiophonique, dirigeant du Bruguières Futsal, Sébastien Zanato multiplie les casquettes avec une passion partagée pour chacune et un enthousiasme intact. Un enthousiasme lui permettant d'avoir un regard privilégié sur cette discipline grandissante du futsal, sa prochaine évolution vers le professionnalisme et une poule unique, ainsi qu'un regard transverse sur diverses disciplines du sport toulousain.

Peux-tu nous décrire l'étendue de tes activités ?
Dans la vie, je suis assistant d'éducation au collège de Castelginest, et je suis également chroniqueur bénévole sur Radio Occitanie pour une émission de sport nommé « Il va y avoir du sport », diffusée tous les lundis et vendredis soirs. En parallèle de cela, je suis pratiquant licencié de Futsal au club de Castelginest, et j'ai rejoint le club de Bruguières en tant que dirigeant, où je m'occupe essentiellement de tout ce qui est communication au sens large, c'est-à-dire le site internet, les relations presses, la préparation des affiches de matchs, etc...

 « Si le futsal français veut vraiment avoir des objectifs sur la scène internationale, il va falloir arriver au professionnalisme. »

Un véritable emploi du temps du ministre...
Mais j'arrive à m'en sortir, et si je fais tout cela depuis maintenant 3 ans, c'est essentiellement parce que cela me plaît. C'est certes un emploi du temps conséquent, mais lorsque l'on fait tout cela avec passion, on ne le vit pas de la même façon. Pour l'instant donc, je gère bien tout cela, et je reste extrêmement motivé pour le futsal, discipline qui me plaît énormément, et dont il est encore plus motivant de travailler pour le développement.

zanato 120911 3

Séb avec les "potes" du Castelginest Futsal

Justement, ici et là, on entend de plus en plus parler de professionnalisation possible du Futsal. Penses-tu qu'actuellement, les infrastructures, et les ressources financières soient suffisantes pour cela ?
Je pense effectivement qu'à terme, le futsal deviendra pro, et nous étions notamment il y a une dizaine de jours à Clairefontaine pour réfléchir à l'évolution de ce championnat National, qui va tendre à se professionnaliser prochainement avec l'apparition d'une poule unique. Et si l'on veut progresser, et se mettre à niveau des autres nations, il est clair que les joueurs vont devoir s'entraîner le plus régulièrement possible. A titre d'exemple, l'équipe de Bruguières s'entraîne aujourd'hui deux fois par semaine, ce qui apparaît bien pour un club amateur ; mais à terme, si l'on veut vraiment avoir des objectifs sur la scène nationale, et le futsal français sur la scène internationale, il va falloir arriver au professionnalisme.

 Malgré cette passion dominante pour le futsal, gardes un œil sur les autres sports ?
Absolument, et de part l'émission que j'anime sur Radio Occitanie, où je suis principalement responsable des sports en salle, je vais souvent voir les Spacers Volley ou les Phenix Handball au Palais des Sports. Et même si je m'y fais également l'écho du Bruguières Futsal, j'assiste également à des rencontres du TFC, et du rugby. De toute façon, en tant que véritable passionné de sport, je suivrais toutes ces disciplines toulousaines même si je n'avais pas ces activités journalistique...

 « A Bruguières, nous bénéficions de l'effet village, puisqu'il n'est jamais arrivé qu'une équipe de Bruguières évolue au plus au niveau, quel que soit le sport. »

Justement, comment les toulousains adhèrent-ils et suivent-ils les différentes disciplines ? Car si le Stade arrive à fédérer autour du rugby du fait de ses résultats, tu constates que l'engouement populaire ne suit pas forcément autour du TFC, que les affluences sont très moyennes au foot au niveau national (CFA, CFA2...).
Concernant Bruguières par exemple, l'équipe féminine qui évolue en National 2 a trouvé son public, puisque le niveau du club est assez conséquent. En terme de futsal, nous y bénéficions notamment de l'effet village, puisqu'il n'est jamais arrivé qu'une équipe de Bruguières évolue au plus haut niveau, quel que soit le sport. On début, les gens sont venues par curiosité, puis se sont rendus compte au fur et à mesure qu'il s'agissait d'une discipline spectaculaire, et plutôt intéressante. Et il est vrai que de revoir chaque quinzaine de la saison les mêmes têtes revenir prouvent que nous arrivons à fidéliser, et on peut se féliciter d'avoir tout ce public, qui est à la fois une récompense pour les bons résultats des joueurs, et également de tout le travail fourni par une équipe dirigeante passionnée autour de Madame Martinez, la présidente.

Entre toutes tes activités de bénévole, n'as-tu pas encore trouvé celle qui te permettrait de vivre ou travailler dans le milieu de sport à plein temps ?
Pour l'instant non, même si j'ai une idée ou deux sur certaines choses. Il y a malheureusement toujours ce fil conducteur qui est l'argent qui bloque beaucoup de choses. La radio me permet d'enrichir mon CV avec une formation et une expérience intéressante journalistiquement, que le futsal me permet de diversifier par une expérience dans le domaine plus spécifique de la communication, ainsi que de nouer contact avec des acteurs de la presse régionale, et nationale. Donc, les choses sont très positives, et très constructives, même en gardant pour le moment ce statut de bénévole.

Articles similaires
FacebookGoogle BuzzTwitter